Voir Venise et Vomir – Antonio Albanese

 

Aujourd’hui, je vous présente un autre roman franchement atypique que j’ai a-do-ré lire (autant le dire tout de suite), un savant assemblage d’humour trash et politiquement incorrect, de finesse et d’irrévérence assumée : « Voir Venise et Vomir » d’Antonio Albanese, paru aux éditions BSN Press. Accrochez-vous, ça risque de secouer.

 

Quatrième de couverture :

« – Vous couchiez ensemble depuis longtemps ?

Son trouble est palpable et il se lève avec précipitation en disant :

Je suis désolé… je ne peux pas parler… je dois partir.

Et il s’en va moins qu’il ne s’enfuit, abandonnant sur la table le livre de Carpaccio ouvert sur un Saint George occupé à son passe-temps favori, trucider le dragon. Je ne peux m’empêcher de me dire qu’on est bien parti dans cette histoire pour avoir du sexe, de la mort et de la religion, et que s’il pouvait y avoir le moindre doute là-dessus, c’est la preuve qu’on est en Italie. »

Dans son travail d’écriture, Antonio Albanese s’approprie les différentes formes de la fiction et joue avec les structures et les règles, ici celles du roman policier satyrique. « Voir Venise et Vomir » est le deuxième épisode des enquêtes de Matteo Di Genaro, personnage atypique et irrévérencieux, plus occupé à s’en prendre à son lecteur qu’à résoudre les crimes qui croisent immanquablement son chemin de milliardaire de gauche (…). Il préfère lutter contre la bêtise au cas par cas, même s’il est toujours prêt à faire des prix de gros.

 

Comment décrirais-je ce roman, en quelques mots ? Je dirais qu’il est insolent, exubérant, carnavalesque, démesuré, désespérément satyrique. Je dirai que c’est l’illustration d’une écriture fine et intelligente aussi, bourrée d’allusions et de références culturelles. Et enfin, je dirais que c’est, avant tout, un jeu permanent avec et contre le lecteur et ses attentes. Bref, tout simplement génial.

Et tout est là, tout le charme et l’efficacité de ce roman tiennent dans ces quelques éléments qui, réunis sous la plume pas farouche de Monsieur Albanese, produisent un texte explosif !

Et pourtant, ce texte semble reprendre tous les ingrédients classiques du roman policier/noir : meurtre, mystères, enquête en milieux troubles et peu recommandés, à la lisière de sphères secrètes voire interdites, mêlant sexe, violence… Sauf que. Sauf que même si tous les ingrédients sont en place, l’auteur choisit de réinventer complètement la recette en y ajoutant une épice particulière qui, croyez moi, relève sacrément le tout :  un narrateur qui se moque plus qu’ouvertement de ce schéma littéraire dans lequel il est supposé évoluer et qui,  plutôt que de simplement jouer le jeu, entame la conversation avec le lecteur, une conversation unilatérale où il s’offre le plaisir évident d’une incessante « rixe » verbale. Rien, rien ne nous sera épargné dans ce roman, ni les expressions du mépris gratuit de son narrateur ni ses piques osées, sévères et presque injustes, et si tout le monde semble devoir en prendre pour son grade, je veux bien parier que pour autant aucun ne rechignera à aller jusqu’au bout de ce petit texte extravagant.

Ce qui fait la force de ce roman donc, vous l’aurez compris, ce qui en fait tout l’intérêt, c’est bien ce personnage singulièrement irrévérencieux, hautement atypique, ce fameux Matteo Di Genaro aux pensées tour à tour méprisante pour les autres et auto-dérisionnelles, définitivement loufoques. Il ne s’épargne pas non-plus dans ce roman, et son humour nous poursuivra jusque dans les notes de bas de page :

« Note de l’éditeur : Nous prions les lecteurs croyants qui auront reconnu les paroles sacrées du « Confiteor » (« Per mia colpa, mia colpa, mia grandissima colpa) de nous pardonner ce terrible blasphème que l’auteur a refusé de supprimer. Qu’ils se consolent en partageant avec nous la conviction que monsieur Di Genaro ne sait pas ce qu’il fait. » (note de bas de page n°9, page 40).

Matteo Di Genaro, c’est ce personnage de roman policier qui refuse de faire ce qu’on attend de lui. Ce qui le caractérise, c’est bien cette permanente ironie condescendante : il prend un malin plaisir, non-dissimulé mais bien au contraire revendiqué, à maltraiter son lecteur trop gentil, trop naïf, qui privé de toute répartie possible continue à lire, embarqué dans cette étrange aventure. À ce ton inconvenant du personnage, grossier, abrasif et inconfortable, il faut ajouter, comme une insolence supplémentaire, ces digressions incessantes qui émaillent le texte, l’envahissent, et qui, en produisant toujours de nouvelles distractions et diversions, éloignent du sujet et retardent toujours un petit peu plus l’avancée de l’intrigue, se lisant finalement comme autant de rebuffades de la part de Matteo vis à vis de son « devoir » de personnage de roman :

« En toute honnêteté, j’écoutais depuis un moment Benedetto d’une oreille plutôt distraite, parce qu’en ce qui me concerne, les histoires édifiantes, quand en plus elles sont teintées de spiritualisme, de fatalisme, de transcendantalisme, bref, de tous les « ismes » que vous voudrez, même celui de Corinthe, si on est pas regardant sur l’orthographe, j’avoue que ça m’ennuie assez vite. » (extrait page 43).

Franchement désintéressé de ce rôle d’enquêteur dont il se trouve malgré lui affublé, il préfère volontiers s’attarder sur un pan d’histoire vénitienne, l’évocation d’un souvenir dont on se demande ce qu’il a à voir avec le reste ou encore sur une tirade doucement insultante à l’égard de son dévoué lecteur. Et si parfois on le trouve un peu trash dans l’humour, un peu vulgaire dans le vocabulaire ou le propos, c’est pourtant ce qui, paradoxalement peut-être, fait tout le charme incongru de ce personnage : son verbe tranchant, irrévérencieux.

Que vous dire de plus ? J’ai adoré. Le ton original du personnage, son attitude désinvolte à l’extrême, terriblement je-m’en-foutiste, ce personnage qui se rebelle contre son rôle de personnage et qui mène son enquête parce que pas le choix mais qui te fait bien comprendre ce qu’il en pense, et ce qu’il pense de son lecteur par la même occasion, non vraiment j’ai adoré, et c’est bien grâce à cet aspect-ci que j’ai passé un aussi bon moment à lire ce roman issu d’un genre qui m’était jusque là relativement étranger. Je recommande évidemment, (sauf si vous êtes un peu trop premier degré)…

 

J’espère que cet article vous a plu et surtout vous a donné envie de lire ce roman ! Comme d’habitude, n’hésitez pas à venir discuter dans les commentaires !

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Mon précédent compte-rendu de lectureDjinn, un Trou Rouge entre les Pavés Disjoints – Alain Robbe-Grillet

Mon précédent article (rubrique Lifestyle) : La Peur d’Écrire

 

À bientôt !

Marie.

La Peur d’Écrire

 

Je ne sais pas si c’est parce qu’on est en plein NaNoWriMo (National Novel Writing Month) et que de ce fait je vois passer dans mes réseaux de nombreuses publications sur ce thème, ou si c’est simplement le fait de débuter un nouveau mois qui m’apporte l’envie de prendre de bonnes résolutions (ou peut-être est-ce un savant mélange des deux ?), en tout cas j’ai décidé de vous livrer cet article un peu plus personnel (et donc forcément un peu plus risqué) sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : écrire, et surtout la peur d’écrire. J’espère qu’il trouvera de l’écho chez vous, dans vos expériences propres, chez tous ceux qui ont un projet, un rêve, ceux qui écrivent, ceux qui créent, qu’ils soient déjà allés au bout de leur ambition ou qu’ils n’aient pas encore osé se lancer.

Écrire… cette passion qui me tient depuis que je suis gosse. Je l’ai expérimentée sous de nombreuses formes, avec toujours cette certitude que j’étais faite pour ça, pour écrire, raconter des histoires, et que d’une certaine manière c’était fait pour moi aussi. Et puis un jour, sans trop savoir pourquoi, on perd ce petit don, ce quelque chose, cette assurance et cette confiance naïve en ce qu’on fait, ça se fait progressivement, on se met à douter, à se poser des questions… jusqu’à se réveiller un beau jour en ayant oublié pourquoi on avait aimé ça, écrire, et pourquoi on n’y arrive plus. Je me suis réveillée il y a quelques semaines. 

 

Petite histoire de mon rapport à l’écriture

Comme je vous le disais juste au dessus, j’aime écrire et raconter des histoires. J’en ai  beaucoup écrites pour ma petite sœur et c’était d’ailleurs une de nos occupations préférées: se lire nos histoires aussitôt après les avoir terminées. En grandissant j’ai gardé ce goût pour l’écriture, j’ai tenu plusieurs blogs dans lesquels je postais régulièrement des chapitres de fictions, à l’époque heureusement révolue où Skyblog était à la mode (et non, je ne vous donnerai pas les adresses des blogs en question, c’est un secret honteux que j’emporterai avec moi dans la tombe !), j’ai écrit un grand récit de fantasy de plus de cent pages (pour moi c’était déjà beaucoup)… et à partir du lycée, et plus encore durant mes études secondaires, j’ai commencé à perdre confiance, sans raison véritable, à me dire que ce que j’écrivais n’était pas assez bien, pas assez intelligent, pas assez original, pas assez « adulte », bref, jamais assez. Et progressivement j’ai perdu l’envie. J’ai commencé à avoir honte, ce qui est idiot bien-sûr, de ce que j’aimais le plus faire, ne me sentant jamais à la hauteur (mais d’ailleurs… à la hauteur de quoi ??), pensant sans cesse à ce qu’on pourrait bien dire de moi et de mes textes, et perdant ainsi toute notion de plaisir, jusqu’à arrêter complètement. Pendant deux ans.

Et puis j’ai voulu m’y remettre, puisqu’après tout écrire était tout ce que je souhaitais vraiment faire, ce pour quoi il me semblait que j’étais faite, sauf que trop tard : le blocage s’était installé. Bien-bien installé. Ce qui avait été si naturel pour moi était devenu une sorte de punition. J’avais cette nouvelle histoire à raconter qui me trottait dans la tête, et pourtant impossible d’écrire vraiment, je me décourageais avant même d’avoir essayé, l’inspiration s’essoufflait vite, je produisais pour écrire des choses simples et en petites quantités des efforts mille fois supérieurs à ce que je pouvais tirer de satisfaction en échange, et je constatais bien malgré moi que j’avais perdu cette insouciance et cette liberté qui me permettaient, à douze ans, de noircir une dizaine de pages par jour.

Je me suis dit un nombre incalculable de fois « je ne suis pas faite pour ça finalement, je me suis trompée. Je me suis trompée. » Et oui, j’ai laissé tomber. Puis, au bout de quelques mois, j’ai voulu recommencer. Puis laissé tomber encore. Et ainsi de suite pendant encore deux ans.

 

Etape 1 : la prise de conscience.

Ça me rendait malheureuse, vous ne pouvez pas savoir. Écrire, tout ce que j’avais jamais voulu faire, tout ce que j’avais jamais vraiment aimé, ça m’échappait, et voilà que j’avais perdu apparemment ma facilité, mon talent, mon appétit pour ça, appelez-le comme vous voulez, j’avais perdu « le truc ». Horrible constat. Penser à l’écriture était devenu extrêmement douloureux. Ça me faisait me sentir comme une moins que rien, une ratée, la fille qui a raté le seul truc qui l’intéressait vraiment. Je me suis convaincue de cette idée, je m’y suis presque forcée. Sauf que, plus j’essayais de faire entrer cette idée dans ma tête, plus c’est une idée inverse, contradictoire, profondément réfractaire qui prenait sa place. Et donc j’ai fini par refuser mon auto-condamnation, j’ai abandonné l’idée d’abandonner. Le blocage ? Je vais m’en débarrasser. Mes peurs, mes doutes ? Je vais m’en libérer. Et plus gros sera l’obstacle, plus audacieux sera le défi, et plus belle la victoire.

Bon, vous me direz, la plus importante des étapes est déjà passée puisque j’ai déjà décidé de ne pas renoncer à ma passion et d’affronter les difficultés. Et vous avez bien raison, mais tout de même, il reste du chemin à faire (mon dieu, cet article va être bien trop long).

 

Etape 2 : identifier l’origine du blocage.

Pour commencer donc, il a fallu identifier d’où viennent les peurs, d’où vient le blocage: c’est en identifiant la source du problème, les comportements contre-productifs, qu’on peut ensuite trouver les solutions efficaces et adaptées.

ecrire 2Pour ma part, le principal problème vient d’un défaut de confiance en soi : j’accorde trop d’importance, et ça ne vaut pas que pour l’écriture malheureusement, à ce que peuvent bien penser les autres, et j’ai tendance à trop me comparer : untel avait écrit son premier roman à 17 ans alors que moi j’en ai déjà 22 (damn, presque 23!), une autre arrivait à écrire tant de pages par jour… etc, donc forcément, je ne pouvais que déprécier mon travail et me sentir trop inefficace. Si je n’arrivais pas à tenir ce genre de rythme effréné, ça voulait bien dire que finalement je n’avais pas de talent et que je ne serai jamais capable de faire quelque chose de bien, n’est-ce pas ? (Spoiler : NON.)

Mon second problème découle, il me semble, d’un sévère manque de discipline : quand j’ai envie d’écrire, quand je sens l’inspiration qui arrive, je me dis que j’écrirais plus tard, parce que là tout de suite j’ai forcément une bonne excuse pour ne pas m’y coller, et donc je retarde, je retarde, pour ne finalement rien écrire du tout pendant des jours, des semaines, des mois (oui, je suis passée maître dans l’art de la procrastination !), et quand je veux m’y remettre, quand plus tard je pense à mon début de roman qui attend toujours que je daigne m’occuper de lui, je culpabilise de l’avoir laissé de côté si longtemps, ça ajoute à la pression pour écrire que je m’inflige déjà, ça augmente ma peur de ne pas y arriver … et je m’installe dans un cercle vicieux.

Mais mais mais ! Maintenant que l’origine du blocage est identifiée, je suis prête à agir et à briser le cercle !

 

Etape 3 : trouver les solutions adaptées.

Exprimer mes peurs et les formuler en les couchant sur le papier m’a aidé à y voir plus clair, et il est à présent plus simple de trouver des solutions.

Tout d’abord, et cela vaut tout particulièrement si comme moi vous rencontrez des soucis d’organisation et de motivation : s’imposer une sorte de discipline, une hygiène de vie intellectuelle et créative propre à vos besoins. Accordez-vous du temps pour réaliser ce que vous souhaitez, gardez dans votre journée, dans votre emploi du temps, un espace rien que pour ça. Le matin au réveil, le soir après une longue journée… peu importe, c’est selon vos préférences. Ritualisez ce moment dédié à votre passion, et apprenez à apprécier cette petite discipline personnelle qui vous aidera à débloquer, progressivement, le nerf créatif.

Si possible, créez-vous un petit espace, une bulle dans laquelle vous pourrez vous immerger lors de vos sessions de création. Pour ma part, j’ai installé une petite table dans ma chambre sur laquelle je retrouve tout le matériel nécessaire, selon un désordre étudié : pile de carnets de notes dans le coin gauche, appuyés contre le mur, pot plein de stylo, bloc note et ramette de papier, trousse, une petite lampe qui disperse une jolie lumière sur le papier lorsque j’écris…

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Une partie de ma collection de carnets.

Aussi, choisissez la méthode et le support qui vous conviennent le mieux, pas forcément ceux qu’on vous a conseillés : un temps, j’ai essayé d’écrire sur mon ordi directement, c’était supposé être plus pratique et m’épargner la corvée du recopiage sur Word de mes brouillons manuscrits… et ça n’a pas marché pour moi. J’écris mieux, et bien plus longtemps, avec mon éternel stylo plume et un carnet. Je ne pensais pas qu’un support pouvait à ce point influencer notre pratique et pourtant… certains seront entraînés par le rythme des touches de clavier percutées frénétiquement, l’esprit suivant le tempo de ce métronome déréglé, d’autres comme moi seront d’avantages inspirés par le toucher d’un papier de bonne qualité ou par le son feutré de la plume qui le griffe.

 

Ensuite, et bien que ce soit simple à dire, ça ne sera pas si évident à mettre en application: arrêter de se comparer, que ce soit aux autres, à ce qu’ils font, à l’allure à laquelle ils le font … juste, arrêter de se comparer. On est tous différents, différents dans nos rythmes de travail, dans nos centres d’intérêt, dans nos facultés … Chacun a ses points forts et faibles, alors plutôt que de se focaliser sur ses points faibles et de se déprécier à travers eux, prendre le temps de découvrir et apprécier ce qui peut constituer un atout, une force.

Et enfin, il va falloir arrêter de se juger, arrêter de chercher des défauts à son travail, de se dire « je ne suis pas assez, ce que j’ai fait n’est pas assez« , arrêter d’être son propre ennemi et apprendre à être fier de ce que l’on fait, de ce que l’on accomplit, sans condition. Ce que l’on créée reflète qui on est, et personne ne pourra le faire à notre place. Alors soyons fiers.

 

ecrire 4Que tous ceux qui ont vu cet article résonner avec leurs propres expériences n’hésitent pas à partager leurs craintes, leurs difficultés, leurs conseils ! Avez-vous vous aussi rencontré des blocages de ce genre qui vous ont entravés dans la réalisation de vos rêves, de vos passions ? Comment les avez-vous surmontés ? La discussion est ouverte.

 

 

 

 

À bientôt pour un nouvel article ! En attendant, vous pouvez me suivre également sur Instagram ou venir lire mon précédent article, un compte-rendu de ma lecture de Djinn, un Trou Rouge entre les Pavés Disjoints .

Merci pour votre visite !

 

Marie.

 

Djinn, un Trou Rouge entre les Pavés Disjoints – Alain Robbe-Grillet

 

Aujourd’hui mon cher lecteur, je viens te parler d’Amour. Enfin, plus précisément, de mon amour pour un écrivain-fou, une espèce d’illusionniste-romancier, Alain-Robbe-Grillet.

C’est compliqué pour moi de trouver par où commencer à propos de son oeuvre tellement il y a à dire. Ce que je peux te dire en tout cas c’est que ses textes ne ressemblent à rien de ce que j’ai pu lire jusque-là. Lire Robbe-Grillet, c’est au delà du simple divertissement, c’est une véritable expérience. Et c’est prenant, tellement prenant. Fais l’effort d’accorder au texte l’attention qu’il mérite mais laisse l’écrivain accomplir ses tours de passe-passe inexplicables, et tu ne pourras pas rester indifférent.

C’est donc un de ses romans que j’ai choisi de te présenter aujourd’hui, et pas n’importe lequel : Djinn, un Trou Rouge entre les Pavés Disjoints. Si ce n’est pas le plus connu, c’est à mon sens le plus étrange et le plus envoûtant.

Lecteur, si tu t’engages dans l’exploration de l’oeuvre de Robbe-Grillet, attend-toi à avoir des surprises. Attend-toi à t’égarer dans les méandres du sens, à douter de toutes les certitudes que tu croyais avoir bâties au fil de ta lecture, aussi consciencieuse soit-elle, attend-toi à te poser mille questions dans ta recherche désespérée de logique, et à suspecter finalement jusqu’au texte lui-même !

 

Extrait de la quatrième de couverture :

« Ce livre réussit à être , en même temps, une merveilleuse « histoire à dormir debout », aussi étrange qu’un conte d’Hoffmann, aussi souriante qu’une rêverie de Lewis Caroll, aussi rebondissante qu’une aventure de James Bond, et il nous apporte une excellente synthèse de l’univers romanesque de Robbe-Grillet.

Simon Lecoeur, à la recherche d’un emploi, tombe dans les rets d’une mystérieuse Américaine, Jean, qui le subjugue au point qu’il en devient aussitôt amoureux. Sans rien lui expliquer, elle le charge d’une mission qu’un obstacle, apparemment imprévu, la chute d’un enfant sur le pavé disjoint d’une ruelle obscure, l’empêche d’accomplir. Cet accident, parfaitement programmé au contraire, remet Simon entre les mains de deux enfants, Marie et Jean, qui le contraignent à jouer l’aveugle pour découvrir quelle organisation souterraine il sert : c’est une société de lutte contre le machinisme où l’on n’use, par ironie, que de machines et dont tous les agents, découvre-t’on à la fin du récit, après plusieurs variantes, ne sont que des robots. »

 

C’est donc sous l’apparence d’une intrigue d’espionnage que se livre Djinn. Cependant, le roman semble rapidement dévier de son programme pour laisser la place au génie de Robbe-Grillet, glissant progressivement dans le farfelu, l’incongru, l’inextricable et l’irrémédiablement paradoxal.

Djinn, Alain Robbe-Grillet 2Djinn, comme les autres œuvres d’Alain Robbe-Grillet, est avant toute chose une oeuvre malicieuse qui joue avec les attentes de son lecteur. Organisée en boucles qui se répètent selon un désordre proche de l’aléatoire, elle se nourrit de variations, d’écarts plus ou moins subtils, de discontinuités et autres bizarreries qui nous font pénétrer plus profondément dans le cœur d’une énigme dont on peine à définir les enjeux tant les questions qui nous assaillent sont nombreuses.

Le roman se moque (presque) ouvertement de notre besoin d’expliquer, d’ordonner, de comprendre, et tout en feignant de présenter le déroulé des événements, il s’amuse à déconstruire toutes nos certitudes. Ce qui fait également le charme de ce texte, c’est la présence de l’ironie malicieuse de Robbe-Grillet qui transparaît à travers les dialogues de ses personnages : si ces dialogues s’intègrent bien dans leur situation d’énonciation, c’est dans le double sens méta-littéraire qu’elles prennent cette saveur particulière d’ironie.

Le roman nous embarque avec lui, la lecture, au départ simplement curieuse, devient plus empressée, plus fébrile, à l’affût : c’est que le roman nous transforme en une sorte de Simon Lecoeur. Tout comme lui, nous persévérons dans la lecture escarpée des événements, et nous creusons, nous creusons toujours d’avantage, guidés par l’espoir aveugle qu’un sens finira par jaillir de nos efforts, même lorsque ce dernier semble avoir complètement disparu.

 

En définitive, et parce qu’il faut bien conclure, Djinn est un texte court mais avec un fort aspect ludique, une lecture prenante et obsédante, qui ne laissera de répis à votre sens logique. Je me souviens très bien de ce moment précis où j’ai terminé pour la première fois la lecture de Djinn : j’étais seule dans ma chambre, il était plus de 22h et j’avais, absorbée par le roman, oublié de me faire à manger. J’avais ce petit livre ouvert qui reposait entre mes mains, satisfait d’avoir accompli son tour de magie, et moi je n’avais qu’une envie : recommencer, reprendre depuis le début ou au moins un peu en arrière pour comprendre, comprendre ce qui avait bien pu se passer, ce que j’avais du manquer et qui me donnait cette impression bizarre que plus rien, nulle part, n’était certain, n’était plus ni connu ni inconnu.

Et étant donné qu’il s’agit à la fois de mon auteur et de mon roman préféré, c’est évidemment une lecture, ou plutôt une expérience, que je recommande.

 

 

J’espère que cet article vous a plu ! N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, c’est toujours agréable d’échanger avec vous.

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Belle journée et merci de votre visite !

Marie.

 

Marin d’eau douce

 

 

Ça vous tente, une balade sur la plage avec un beau coucher de soleil ? C’est par ici ! 

 

Aujourd’hui, zoom sur un nouveau petit look inspiré de mes dernières vacances en bord de mer. Je me suis amusée, uniquement avec des pièces « basiques », à détourner l’esprit cocooning habituel du pull irlandais pour lui donner un côté « marin » qui lui va plutôt bien. L’occasion aussi de vous partager quelques jolies photos d’ambiance prises juste à la tombée de la nuit sur un bout de plage sauvage. En route !

 

Sur la plage abandonnée…

 

Pour commencer, le fameux pull irlandais, chaud et confortable, qu’on ne présente plus! Sa couleur, un beige « sable », adoucit l’ensemble de la tenue tout en apportant un contraste suffisant par rapport aux autres pièces qui la constituent. C’est vraiment un vêtement facile à porter, qui convient à de nombreux looks. Vous l’aurez d’ailleurs peut-être remarqué, il figurait déjà dans mon précédent article mode : c’est dire à quel point il est un essentiel de ma garde-robe (oui, promis, je vous présenterai un autre modèle la prochaine fois…) Sinon pour le retrouver, c’est par ici ! 

marin d'eau douce 8Pour donner un look différent à ce pull, j’ai donc choisi de l’associer à ce qui est devenu LA pièce forte de cette tenue, celle qui lui donne tout son charme et grâce à laquelle on obtient véritablement cet esprit « marin » : le ciré Petit Bateau. J’ai craqué l’été dernier pour ce coloris orange vif qui, en plus de changer un peu du traditionnel ciré jaune qu’on voit si souvent, apporte de la luminosité à la tenue ! C’est également une couleur qui peut aussi bien se porter au printemps-été qu’en automne… bref, je l’adore ! D’ailleurs si ça vous intéresse, Petit Bateau a sorti plein de coloris vraiment sympas pour ses cirés de la collection automne-hiver (visibles juste ici ).

Enfin, pour compléter la tenue, un jean droit un peu délavé de chez Camaïeu ( similaire ici ) avec un revers juste au dessus de la cheville pour la finition

À présent, je vous laisse découvrir le résultat avec quelques photos, en espérant que ça vous plaira !

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N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire, ça me fait toujours plaisir de lire vos retours

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Belle journée à tous !

Marie.

Indian Summer

 

Septembre, tu nous offres décidément un bel été indien, plein de soleils fauves et de douceur. Merci à toi, j’ai le look idéal pour l’occasion !

 

Vive l’été indien !

 

J’ai profité d’un court séjour en bord de mer pour vous proposer, avec en bonus un joli décor sauvage qui apporte une ambiance toute particulière, un petit look assez simple et qui se prête tout à fait à la saison.

Cheveux dans le vent, pieds nus et enfouis dans le sable chaud, le mot d’ordre c’est naturel et authenticité ! J’ai également mixé mes textiles préférés : laine, cuir et jean, pour un effet un peu roots plutôt sympathique.

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Pour cette tenue, j’ai choisi de porter un short en jean délavé ( Pimkie , ancienne co’) : indémodable, indispensable, il est juste parfait pour un look de fin d’été. Son petit plus ? Il est taille haute ! Autant dire qu’il fait une silhouette vraiment jolie … En bref, lui et moi, on ne s’est pas quittés de tout l’été.

En haut, un autre essentiel de ma garde-robe : un pull irlandais (oui, indispensable même en été ! Pas ma faute, il fait parfois frais le soir…). J’adore les torsades et la couleur, un beige naturel, très doux, qui se porte avec tout (pour le pull d’amour, vous pouvez le retrouver chez Le Pull Irlandais en trois coloris différents).

Côté accessoires, encore une fois j’ai fait dans l’épuré! Tout d’abord, mon sac en cuir brut, solide, tellement pratique (j’ai besoin de beaucoup de place pour transporter tous mes bibelots inutiles), et surtout tendance ! (modèles similaires chez Le Pull Irlandais ).

Quelques bijoux également : mes éternelles bagues en argent et deux bracelets jumeaux ramenés de vacances, argent eux aussi, pour habiller le poignet (bracelets signés Chouski, disponibles ICI ).

Ajoutez quelques grains de sable entre les doigts de pied et une légère brise fraîche dans vos cheveux, et le tour est joué !

Je vous laisse avec quelques photos, en espérant que cette tenue vous plaira !

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N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire, et belle journée à tous!

Marie.

Hello Septembre !

 

Aujourd’hui, zoom sur un look idéal pour un mois de septembre, à la fois simple et élégant, parfait pour profiter des dernières douceurs de l’été! En piste!

 

Le mois de septembre est une période que j’adore : si d’un côté il offre encore de très belles journées au doux parfum d’été indien, il annonce aussi le glissement vers ma saison préférée, à savoir l’automne (oui, oui, je l’admet, j’ai hâte de ressortir les gros pulls et d’admirer de jolies feuilles aux couleurs rouge-orangées accrochées aux arbres!). C’est pourquoi je vous propose un petit look « de transition », qui allie ces deux aspects de septembre et qui convient aussi bien pour les journées aux températures quasi-estivales (ouhla, ça sonne très « miss météo » !) que pour les premiers coups de frais de l’automne. 

 

Commençons par la pièce maîtresse de ce look, c’est à dire le long gilet en maille (que vous pouvez retrouver chez Le Pull Irlandais ). C’est grâce à lui justement que cette tenue s’adapte si bien à des températures plus automnales. J’adore la couleur, douce et lumineuse, qui permet de rehausser un ensemble plutôt sombre et qui peut s’associer à de nombreuses autres teintes. L’aspect élégant de sa coupe droite et longue n’enlève rien à son côté très cocooning qui tranche avec le reste de la tenue.

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Le deuxième élément phare de ce look, c’est bien évidemment la jupe-culotte, qui fait son grand retour cet automne ! Pour ma part, j’ai opté pour ce modèle en toile souple et légère de chez Zara , parfait pour la fin d’été. Le coloris noir en fait une pièce vraiment facile à porter (en plus de le rendre plus sophistiqué), et rend une belle silhouette marquée à la taille avec de jolis volumes sur le bas de la jambe. J’aime aussi tout particulièrement le détail des quatre gros boutons à l’avant.

Pour conserver le côté sobre et élégant tout en mettant en valeur la silhouette, j’ai choisi de porter en haut un simple body noir à manches courtes de chez Kookaï (ancienne collection), le body étant une autre pièce tendance de cet automne.

Côté accessoires, on peut dire que j’ai fait dans la simplicité ! Mais pour ce look, je me suis dit qu’il fallait miser sur les détails plutôt que sur de gros bijoux voyants pour conserver l’aspect relativement chic de l’ensemble : j’ai donc choisi mes petites créoles dorées et adorées, pour une touche de lumière, ainsi que mon bracelet Pandora qui ne me quitte jamais. Pour les chaussures, j’ai choisi ces jolies sandales légèrement compensées de chez San Marina : lanières en cuir noir et semelles en corde, elles complètent idéalement le look.

 

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J’espère que ce look vous a plu, n’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire!

Belle journée et à bientôt!

Marie.

 

Le Magasin des Suicides – Jean Teulé

 

Aujourd’hui, rendez-vous dans l’univers extravagant, nourri d’humour noir et délicieusement incongru du « Magasin des Suicides » de Jean Teulé. En route!

 

« Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort!

Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre… »

 

Bienvenue donc dans l’univers incorrigiblement lugubre de la famille Tuvache, détentrice du fameux Magasin des Suicides, ce lieux curieux où le malheur poussé à l’envie d’en finir est devenu l’enjeux d’un business plutôt rémunérateur. Des classiques lames de rasoir aux audacieux kits de fabrication de poison maison (mais les plus courageux se laisseront peut-être tenter par la formule sepuku ou hara-kiri, comportant un sabre spécialement aiguisé pour l’occasion ainsi qu’un coquet kimono orné d’une croix rouge brodée indiquant l’emplacement que le malheureux doit viser? ), on en trouve pour tous les goûts.

Cette famille vit donc dans une macabre harmonie jusqu’au jour où arrive le troisième enfant, le petit Alan armé d’une redoutable joie de vivre et d’un optimisme inébranlable, déconcertant, véritable anomalie dans un univers où la mort est paradoxalement devenue un idéal de vie.

magasin des suicides couv
Jean Teulé, Le Magasin des Suicides.

Ne lisez pas « Le Magasin des Suicides » si vous n’êtes pas adepte de l’humour noir! Le roman en est truffé, et vous passeriez à côté de ce qui justement fait son charme.

Car en effet, ce qui caractérise ce roman, c’est bien cet humour décalé et incongru, grinçant, presque irrespectueux. Personnellement j’ai beaucoup ri!

Je ne sais pas trop comment qualifier ce texte… il se lit comme un conte grotesque, comme une farce, et l’auteur, grâce à cet univers où les valeurs sont inversées, où la mort est présente partout jusque dans les détails (vous reprendrez bien quelques « mistral perdants » ou quelques « roudoudous de Thanatos » ? ), propose une oeuvre placée sous le signe de l’absurde, qui nous prend toujours au dépourvu, et qui surprend continuellement notre logique malmenée.

J’ai beaucoup apprécié tomber sur ce genre de dialogues complètement … absurdes :

« – C’était qui ?

–  Connais pas, un désespéré de passage avec un revolver vide. J’ai trouvé ce qu’il lui fallait dans les boîtes de munitions devant la fenêtre pour qu’il se tire une balle dans la tête. Qu’est-ce que tu lis?

– Les statistiques de l’an dernier : un suicide toutes les quarante minutes, cent cinquante mille tentatives, douze mille morts. C’est énorme…

– Oui, c’est énorme, le nombre de gens qui se loupent. » 

Voilà un bon exemple de ce que je trouve génial dans ce roman et qui selon moi le caractérise : déjà, cette anormale et presque dérangeante indifférence avec laquelle les personnages parlent du suicide, relégué au rang d’ordinaire bien de consommation ; et ensuite cette manière de jouer avec notre logique et notre bon sens : avouez que cette dernière phrase (« Oui c’est énorme, le nombre de gens qui se loupent« ) vous a fait sourire sous l’effet de la surprise !

Attention, spoiler potentiel (si vous n’avez pas encore lu ce livre et que vous voulez garder le maximum de surprise, passez directement au paragraphe suivant). Evidemment, le roman ne se contente pas, tout au long de ses quelques 157 pages, de nous chanter l’apologie du suicide : Alan, cet élément perturbateur, ce corps étranger qui vient perturber une machine pourtant si bien huilée, devient progressivement indispensable. Symbolisant l’espoir, l’optimisme têtu et nécessaire dans un monde où la mort est bien plus tendance que l’idée effroyable d’avoir encore toute une vie à vivre, c’est lui qui, par sa naïve et contagieuse bonne humeur, finit par apporter un équilibre à ces existences déréglées. Finalement, ce roman s’offre comme une ode grinçante à l’optimisme, c’est la victoire inévitable du bonheur de vivre contre le pessimisme buté et la noirceur qu’on s’oblige parfois à voir dans chaque chose.

 

« Le Magasin des Suicides » se lit donc comme une oeuvre malicieuse, toute en finesse, en humour noir (très très noir…) et en allusions bien placées (sauriez-vous me dire combien de références à des « suicidés célèbres » se cachent dans ce texte ?). De son style simple, on voit émerger avec délice quelques bravoures langagières qui relèvent le tout.

C’est donc pour moi une lecture facile et rapide, et surtout divertissante, à condition d’en apprécier le second degré. Je recommande !

 

 

Faisons connaissance…

Afin de débuter cette aventure sur de bonnes bases, je me suis dit qu’il serait bien de faire plus ample connaissance et d’expliquer ce que va contenir ce blog ainsi que les raisons pour lesquelles il a été créé…

 

Qui suis-je ?

 

Tout d’abord, petite présentation!

Je m’appelle Marie et je viens de terminer mes études dans le domaine des Lettres Modernes. Revenue habiter dans mon merveilleux, mon froid, mon aimé Jura, je me destine à présent à une carrière dans l’édition (… en attendant peut-être que mes propres romans soient édités? Laissez-moi donc rêver un peu).

Il y a beaucoup de choses que j’aime dans la vie: les livres tout d’abord, qui sont pour moi des objets de collection autant que des prétextes à l’évasion, la musique et la photographie (domaines dans lesquels je fais preuve, il faut l’admettre, d’un talent tout relatif … ),  et bien évidemment l’écriture, qui reste mon loisir préféré.

Parmi ces diverses passions qui sont les miennes, il y en a certaines que j’aimerais partager ici, toujours avec le sourire et si possible une pointe d’humour! C’est donc dans ce but que je me lance dans l’aventure du blogging, avec l’envie de pouvoir parler de tout ce qui me plaît et m’inspire, sans limite, sans restriction, simplement avec naturel et spontanéité. 

 

De quoi ce blog va-t’il parler ?

 

En premier lieu, ce blog va parler de mode. J’ai envie d’y proposer des looks variés, aux inspirations libres et diverses, mais avec tout de même pour point commun une pièce que j’aime tout particulièrement et qui s’est imposée comme un essentiel de ma garde robe depuis un certain temps déjà, à savoir le pull irlandais, le vrai, l’authentique: le but sera de confronter son caractère intemporel à des looks beaucoup plus actuels voire décalés.

 

pull irlandais
Photo prise pour Le Pull Irlandais

 

Concernant les modèles que je vous présenterai, vous pourrez les retrouver sur le site internet Le Pull Irlandais , avec lequel j’ai eu l’occasion de collaborer.

 

En dehors de ces articles mode, des sujets plus variés seront abordés, comme des récits et photos de voyage, des confidences plus personnelles parfois, des escapades dans ce joli coin de nature dans lequel je vis… comme le dit le titre du blog, je suis une fille de la montagne, alors laissez-moi aussi vous faire profiter à l’occasion, le temps d’un article, des beautés de cette dernière.

 

sommet de la dole soir

coucher de soleil
Deux photos prises au sommet de la Dôle, face aux Monts Jura, une après-midi d’automne.

 

Enfin, étant donné que je suis « une littéraire » et que deux de mes passions résident dans l’écriture et la lecture, vous trouverez également sur ce blog des conseils et compte-rendus de lectures, toujours dans le but d’échanger et de partager avec vous idées et inspirations!

Bonne lecture et à très bientôt pour un prochain article!

Marie.

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